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ALG : Le 5 juillet et l’attitude de «coach Vlad»

Qu’est-ce qu’ils n’ont pas tissé comme superlatifs et louanges pour le rendre le meilleur sélectionneur au monde, alors qu’il n’a rien accompli d’extraordinaire ni d’exceptionnel ! Vladimir Petkovic, que certains se sont évertués à lui coller affectueusement le surnom de « coach Vlad », n’a fait que surfer intelligemment sur les acquis de son prédécesseur afin d’atteindre ses objectifs contractuels. Ni plus, ni moins.

Ils ont beau lui offrir le Saint Coran, le jour de sa présentation à la presse, lui mettre un burnous de chez nous sur les épaules, lui faire aussi la tournée des musées et de nos belles villes et régions, lui faire goûter la gastronomie algérienne jusqu’au fameux «Zefiti» et bien d’autres privilèges que nul autre entraîneur n’a eu avant lui, jamais ils n’ont réussi à faire de lui le sélectionneur que les Algériens voulaient.

Certes, les résultats lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026 et de celles de la Coupe d’Afrique des nations 2025 ont été obtenus, mais depuis quand devait-on s’inquiéter pour une qualification à la CAN ? De 2019 à ce jour, cette étape était devenue presque une formalité. Quant au Mondial-2022, cela ne sert à rien de revenir sur l’épisode dramatique du match contre le Cameroun, car le peuple algérien est convaincu de ce qui s’est vraiment passé.

De plus, démarrer les éliminatoires avec un matelas non négligeable de six points dans un groupe à sa portée, un effectif déjà prêt et des conditions de travail idéales, la qualif ne devient plus une grosse performance (Injaz). Tout comme dépasser le 1er tour de la CAN- 2025, sous prétexte que les Verts ont failli en 2021 et 2023.

La vraie performance, c’est celle de décrocher un titre majeur, comme la CAN-2019, et faire sensation dans une compétition aussi prestigieuse et exposée que la Coupe du monde, comme l’a si bien réalisé le Cap-Vert, par exemple. En dehors de cela, l’Algérie est plutôt en phase avec son standing et son potentiel.

Mais, au-delà de toutes ces considérations purement sportives, là où Vladimir Petkovic a vraiment échoué, c’est qu’il n’a jamais fait l’effort, sciemment ou inconsciemment, de connaître un peu plus l’Algérie et les Algériens, en dehors des images de cartes postales et des beaux discours diplomatiques.

On l’a dit et souvent répété dans ces mêmes colonnes, que le fait que Petkovic ait toujours refusé de parler une langue compréhensible (le français), comme l’a fait avant lui Vahid Halilhodžić, est plus qu’une maladresse, un manque de considération. Quand un Pep Guardiola, débarquant au Bayern, s’est exprimé en allemand, ou qu’un Luis Enrique a fini par maîtriser la langue de Molière, ce sont des messages forts pour les supporters et le pays d’accueil.

Certainement briefé par ceux-là mêmes qui, aveuglés par leur haine obsessionnelle envers son prédécesseur, ont poussé Petkovic à commettre une erreur fatale. Il aura fini par tomber le masque à travers une attitude que le peuple algérien ne lui pardonnera jamais.

Chacun sait où commencent et où s’arrêtent les limites du fair-play et de la bienséance, mais tomber avec un rire béat dans les bras des joueurs suisses tout en ignorant ses propres joueurs, «coach Vlad» a montré tout le respect et l’estime qu’il avait pour la nation algérienne, la veille de la célébration du 5 juillet, fête de l’indépendance.

Le peuple algérien a réagi violemment, car il considère qu’on a touché à son amour-propre et aux symboles de la nation. Les larmes de Halilhodžić, à l’issue de l’élimination face à l’Allemagne en 2014, et celles de Belmadi après le drame du Cameroun, sont là pour rappeler la différence entre un vrai coach engagé pour la nation, étranger soit-il, et un mercenaire froid venu rafler la mise et repartir.

– LAFORDASSE

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